Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /Nov /2007 04:13

Visite Exposition des œuvres de Francine Potvin. Galerie McLure.

 

Dès l’entrée à la galerie, dans une section à gauche, par terre, on rencontre une installation de roches recouvertes d’argile papier blanche. Autour, dans la même section, sur les murs, des œuvres  sur papier présentent des imprimés blanc sur blanc  de formes végétale.  Dans la section centrale  de la galerie, trois tables étroites et longues sont couvertes d’objets d’argile : des racines de végétaux trempés dans l’argile  sont emplilés ou reposent sur des objets noirs comme calcinés ou encore sur des coupes dans l’intérieur est bleu-vert. Les tables sont au centre, sur les murs, des œuvres sur papier sont affichées, sur lequel sont « imprimées » diverses formes qui rappellent des végétaux . Sur un des murs, une centaine de pages formant un grand rectangle, présentent diverses formes abstraites qui évoquent encore le domaine végétal. Un procédé spécial de photographie a été utilisé pour cette œuvre. L’artiste l’a expliqué mais je n’ai pas compris n’ayant pas de connaissance suffisante du domaine de la photo ni des produits chimiques auxquels elle faisait référence.

 

Mon impression générale : le contexte est froid,  je parcours les objets, les images comme si je marchais dans un endroit aseptisé, j’ai l’impression d’être une intruse dans ce monde. Ce lieu où ne subsistent que des traces poudreuses  de vie : l’argile est ici une grande conservatrice de racines mortes. La mort des racines : c’est grave sur un plan humain. Végétaux et racines momifiés. Certains d’entre eux ont  des formes quasi humaines. Étrangeté.

 

Tableau de bord

 

Je sais bien, l’école n’encourage pas les étudiantes à œuvrer dans leur propre atelier. Elle offre un lieu pour favoriser les échanges entre étudiantes? Non pas vraiment car on y porte volontiers le téléphone ou le Ipod en atelier. Alors quoi? Un lieu où tous les matériaux et les outils ainsi que l’aide technique sont à portée de la main? Pas vraiment : « demandez aux autres étudiantes » là se trouvent les x et là bas les y et ici les calendriers et là le journal où il vous faut signer si vous utiliser so and so. Il me semble entendre : dérangez-moi pas. L’atelier est disponible le matin si on désire poursuivre notre travail, on doit transporter  tout le bardas dans un autre atelier situé en sous-sol : je DÉTESTE les sous-sols.

 

Disons que c’est mal parti mais j’essairai de faire un effort la semaine prochaine car je dois procéder à quelques cuissons.

 

J’ai présenté mon portfolio la semaine dernière. Aucun commentaire de la salle.

Étrange. Francine m’a demandé pourquoi j’avais coloré certaines de mes œuvres. J’ai répondu que c’était pour avoir une idée de ce qu’elles auraient l’air en bronze. Au fond j’aurais pu élaborer car j’ai beaucoup à dire là-dessus, mais j’étais  intimidée par le silence du public à l’égard de ma présentation. Une question : est-ce que je suis influencée par la période de la Renaissance. Pas particulièrement et so what?

 

Évolution de mon projet : Danse avec les chats

 

Difficulté technique : représenter les chats debout : comment tiendront-ils debout? Idée : faire des haut relief plutôt que des rondes bosses ce qui permettra de les accocher au mur. Prévoir un moyen pour les accrocher.

 

Difficulté : certaines  pattes et membres cassent aussitôt séchés. Besoin d’une argile plus chamottée.

 

Os : j’ai pris toutes sortes d’argile qui me restaient dans mon atelier. J’ai perdu les noms donc les caractéristiques comme le no du cône. Je vais cuire en me croisant  les doigts.

 

Les poils devraient-ils être suggérés, je n’aime pas l’hyper réalisme. J’ai commencé pas un chat à poil court mais il a l’air d’un chat sans poil. J’ai fait un 2e chat à poil long cette fois. Je suggère les poils  par des bosses.

 

Les humains , qui accompagnent la danse des chats en mimant leurs gestes (ou leur pose) , il m’a pris l’idée de faire les humains beaucoup plus petits, cela confère une certaine monumentalié au chat. En tout les cas, cela place l’attention sur la relation entre les chats et les humains. L’humain moins important accorde toute sont attention au félin.

 

Musique de fond; j’imagine une exposition qui serait accompagnée d’une musique telle que Tango Buenos Aires de Gotham project, entrecoupée d’un enregistrement de ronronnement  amplifiés. Le siège du ronronnement est toujours un mystère d’un point de vue scientifique. Desmond Morris en a témoigner dans son livre sur les félins.

La danse avec les chats : l’histoire me rappelle l’histoire des femmes au moyen âge , associées à de la sorcellerie parce qu’elles jouaient avec les chats des êtres démoniaques. 

 

L’argile se fait caresser comme un chat.

 

J’escamotte un peu les petits corps humains. J

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